VERITE

#27 « Équilibre émotionnel et rigueur financière : la recette du succès. »

Laure Matsoukis

Rejoignez-nous dans cet épisode fascinant pour découvrir l’histoire inspirante de Laure Matsoukis, une entrepreneure hors pair et fondatrice de LMK Training.

Diplômée d’une prestigieuse école de commerce, elle a brillé dans le monde de la finance, travaillant pour des géants comme Ernst & Young et Arthur Andersen. Cependant, après une ascension fulgurante dans les échelons financiers, Laure opère un tournant audacieux vers le monde académique. C’est après avoir obtenu son doctorat en finance, qu’elle a rencontré un dilemme crucial – exceller au risque de perdre son authenticité.

Vous découvrirez comment elle a su relever ce défi avec brio, alliant sa maîtrise financière à ses valeurs intrinsèques, redéfinissant ainsi sa propre vision du succès et ouvrant de nouvelles voies pour les entrepreneurs qu’elle inspire.

Laure partage ses stratégies pour intégrer l’intuition, le lâcher-prise, et la puissance personnelle dans les prises de décision et la gestion des crises, transformant les obstacles en opportunités de croissance.

Cet épisode est aussi un hommage à l’importance de l’amour-propre et de la reconnaissance de ses limites. Laure éclaire sur la façon dont ces prises de conscience peuvent débloquer des possibilités infinies et influencer la relation avec l’argent, ses clients et sa communauté.

Un épisode indispensable pour toute femme désirant naviguer avec succès et authenticité dans le monde des affaires, où l’argent devient un outil d’émancipation et de réalisation personnelle, et où les défis sont des tremplins vers la liberté et la croissance.

Timeline :

00:21:28 – Paliers d’autorisation: surmonter les limites personnelles

00:27:30 – Reconnaître les signaux d’un nouveau palier de croissance

00:44:02 – La dissonance avec l’argent

00:51:20 – Être pleinement soi

01:04:23 – Business modèle d’affirmation

01:08:39 – L’importance de la liberté dans l’entrepreneuriat féminin

01:11:33 – Réunir le spirituel et le matériel

Pour contacter Laure Matsoukis :

Son email
Son site internet

 

⭐️  Si vous avez aimé cet épisode, MERCI de le partager sur vos réseaux, en commentaire et par Whatsapp. Pensez à ajouter 5⭐️ et un avis constructif sur Spotify ou ApplePodcast.

💌 Pour être inspirée chaque semaine et soutenue dans votre expansion, abonnez-vous à mes carnets de bord  ici.

🚀 Pour créer une conversation qui transforme ou trouver d’autres ressources RDV sur : https://www.ombelinebecker.com

Transcription de l’épisode

    0:00:00 – Ombeline
    Bonjour, laure, bienvenue dans le podcast Vérité, merci, merci pour l’invitation. Je suis très heureuse de créer cette conversation avec toi, à aborder des thématiques passionnantes Et, avant de démarrer, et avant que je présente ton parcours pour nos auditeurs, est-ce que tu aimerais nous partager l’environnement dans lequel je suis situ, pour qu’on puisse t’imaginer?

    0:00:26 – Laure
    Je suis dans le bureau à Lausanne. J’habite en Suisse pour l’instant, je suis, donc je me suis créé un bureau avec tout ce que j’aime, avec ma fenêtre, je suis au calme, j’espère en tout cas, et je me suis créé mon petit environnement pour être au calme et passer un petit moment avec toi et avec tout le monde aujourd’hui. Voilà, magnifique.

    0:00:55 – Ombeline
    Je l’adore. Lausanne, c’est je t’en ai dit que j’avais vécu aussi C’est une très chouette ville. Oui, c’est une chouette ville, et Edgar est né à Veuve, donc pas très loin. Alors, ma chère Laure, tu es, est-ce que tu aimerais d’abord juste de présenter tel que tu es aujourd’hui, et après je parle de ton parcours.

    0:01:19 – Laure
    Quelque qui je suis aujourd’hui, c’est ça. Quand tu dis, tel que Ma écoute, tu es déjà la maman de deux enfants, deux ados maintenant. Je pense que ça, on peut dire que c’est mon premier rôle 15 ans et 13 ans. Et je suis aussi fondatrice, la fondatrice du M4&E. M4&e fait une société où on accompagne les entrepreneurs avancés à prendre en main leur finance pour qu’elles puissent se payer correctement, pour qu’elles puissent payer correctement leurs équipes, mais surtout pour qu’elles puissent reprendre le pouvoir, en fait de créer leur avenir financier. Je suis aussi propre, je suis aussi conférencière, je suis aussi docteur en sciences de la gestion, je fais la recherche. En gros, j’aime la finance.

    Je me souviens surtout que la finance serve, serve à faire grandir l’entrepreneur, à faire grandir la femme entrepreneur, parce que j’ai de plus en plus de femmes, donc que ce soit un outil au service de l’Humare plutôt que quelque chose de très abstrait, très compliqué. J’essaye même d’apprendre la finance à mes enfants. Donc, tu vois, c’est vraiment de mon côté. Mais oui, c’est important. Mais l’envie est de contribuer avec cet outil et pas juste de le garder pour moi.

    0:02:32 – Ombeline
    Et alors, si je t’ai invité aussi dans ce podcast, c’est parce qu’on a cette vision commune de l’entrepreneuriat comme un chemin initiatique Et évidemment, que l’argent prend beaucoup de place dans ces initiations Et on va en parler. Alors, pour que les auditeurs te connaissent mieux, je vais présenter un peu les grandes étapes de ton parcours Pour en arriver là où tu es aujourd’hui. Tu me disais, dans notre première entretien, qu’il y avait un peu quatre grandes étapes dans ton parcours. D’abord, la bonne élève qui reste dans le cadre par un lycée international d’élites, ton double diplôme en université, une grande école de commerce, et puis une carrière dans la finance, les grands noms de la finance, des grandes missions prestigieuses, dans des grandes boîtes comme Vivendi, alstom, thompson. Tu travailles notamment chez Hans Stonyang, arthur Andersen. Tu jouais le jeu, comme tu disais, tu faisais ce qu’on attendait de toi.

    Une première rupture sur ce parcours, c’est quand, à 26 ans, on t’annonce que tu pourrais probablement jamais avoir d’enfants parce que tu avais une endométriose de stade 4. Tu devais te faire opérer d’urgence, suivre un traitement hormonal lourd. À ce moment-là, tu décides de sortir du monde des cabinets de conseil, des grands noms de la finance et tu te lances dans le monde académique pour un doctorat en finance. Tu me dis que, à cette époque, tu voyais ça un peu comme une révolte. Et pourtant, tu as continué à chercher l’excellence, la perfection, la bonne élève. Tu es sorti d’un cadre pour finalement rentrer dans un autre. Tu es sorti d’une certaine exigence de l’excellence pour une autre. Je reprends tes mots Une troisième rupture sur ce parcours, c’est quand tu deviens maman, même deux fois, contre toute attente, malgré les pronustiques qui avaient été posées.

    Tu deviens maman deux fois, naturellement. Et tu me disais c’est à ce moment-là comme si tout ce que tu savais de toi, tous les schémas avaient explosé, c’est comme si l’univers te donnait le droit, la permission de te réinventer. À ce moment-là, tu es à l’autre bout du monde, à St-Gapour, et tu commences en fait ce parcours d’affirmation. Après ta thèse, tu refuses des postes prestigieux qui te demandent de sacrifier une partie de toi, notamment ta famille et tes valeurs, et tu commences par prendre des postes en université, en parallèle de créer ton entreprise. Et c’est là que commence ce parcours entreprendre-réal, comme tu le dis, ton chemin initiatique d’affirmation. Mais malgré ta décision de créer ton propre chemin dans la finance avec ton entreprise, d’assumer ton ambition, mais aussi ton hypersensibilité, ton rôle de maman, d’épouse, tes valeurs, finitulement, tu as répliqué les codes du monde de la finance, c’est-à-dire des clients qui n’étaient pas idéaux, attirés par ton CV, des clients avec les grands noms, une image lisse et loin finalement de ce que tu étais vraiment, des missions qui ne te correspondent pas vraiment. T’étais retombée dans la bonne élève en disant oui à tout Et, petit à petit, t’as compris avec qui tu voulais travailler. Tu as créé ton entreprise, ton équipe, en te respectant Et, comme tu le dis, que je partage complètement avec toi, tu penses sincèrement que c’est la clé de ton succès aujourd’hui Et, en dehors du succès entreprendre-réal, c’est aussi ce qui t’as permis d’éviter le burnout.

    2024, marc Heural est 10 ans de ton entreprise LMK. Et donc, où s’ouvre, avec ce cap, de nouvelles questions? quelle nouvelle permission tu vas t’offrir à cette occasion? Qu’est-ce qui devient possible? Qu’est-ce que t’as envie de créer? Qui t’as envie de devenir? Et on y reviendra peu à peu. Mais dans cet épisode, on aurait aussi, ensemble, abordé quatre grandes thématiques Ton parcours d’autorisation intérieure, ce cap des 10 ans, c’est une nouvelle autorisation, mais qu’est-ce qui s’est passé jusqu’à présent?

    Pour te citer, tu me disais je me suis offert la vue de nérabilité.

    J’aimerais qu’on y revienne ensemble. Les dissonances autour de l’argent dans l’entrepreneuriat. Je me souviens que tu me parlais de cette cliente qui faisait 750 000 euros de chiffre d’affaires alors qu’elle mangeait des pâtes, et je pense que c’est important aussi de remettre de la clarté là-dessus. L’expérience, dans l’entrepreneuriat, de concilier puissance et imposture. Tu me disais j’ai gagné en puissance en acceptant mes limites, et je sais que c’est aussi un message que tu peux faire passer dans notre conversaise par rapport à se contenter de la place qu’on veut nous donner, d’arrêter de se limiter dans notre contribution et de vraiment définir ce qu’est notre liberté. La liberté, c’est la grande quête des entrepreneurs et finalement, est-ce que vraiment, on est prêt à être libre? Et puis, enfin, une notion que j’aimerais aussi aborder avec toi, c’est cette relation intime de la femme avec son entreprise, et je sais que tu as aussi une expérience de ça dans tes accompagnements. Beaucoup, beaucoup de choses à partager ensemble. Alors, est-ce que tu as des choses à ajouter déjà sur ton parcours? Est-ce que ça représente bien ce que tu m’avais partagé?

    0:08:33 – Laure
    Je crois que ça représente bien les grandes étapes. Oui, super. Bien sûr qu’au milieu de ces étapes, il y a tout un fouillis, il y a tout un filet, ni à la vie, mais les grandes étapes sont là Et puis c’est aussi pour que les auditeurs déjà perçoivent qui tués et donnent encore plus de légitimité à tout ce que tu vas nous partager.

    0:08:54 – Ombeline
    Alors, sur ces thématiques, quelle est celle qui est la plus présente maintenant? Qui est celle qui est prêt?

    0:09:03 – Laure
    à être. On peut commencer par la dissonance de l’argent dans l’entrepreneuriat. Ça, c’est quand même quelque chose qui, même en 2023, a été encore plus marqué. J’ai trouvé que les autres années, mais peut-être commencer par là, qu’est ce que tu en?

    0:09:18 – Ombeline
    penses Exactement. Alors dis moi qu’est ce qui a été spécifique à cette année 2023? qu’est ce que toi, tu as pu observer?

    0:09:25 – Laure
    Ce que j’ai pu observer, c’est qu’il y a eu beaucoup de remises en question. 2023 a un peu fait sauter les certitudes des entrepreneurs qui pensaient qu’ils y étaient arrivés, que c’est bon, ils avaient la clé, que, comme eux, ils avaient déjà réussi à atteindre, soit le chiffre d’affaires. Six chiffres, tu sais, cette chiffre là qu’on entend, qui veut absolument rien dire, mais c’est bon, ils avaient la solution. Mais l’entrepreneuriat, il n’y a jamais de certitude, non, il n’y a jamais, on n’est jamais arrivé. Et donc, je pense que ils ont été un peu hibronlé cette année, ces entrepreneurs, parce qu’ils s’en rendent compte qu’avoir un gros chiffre d’affaires, ça voulait pas dire qu’on pouvait spégler correctement, ça voulait pas dire qu’on était à l’abri de tout en cas de difficulté.

    2023 a marqué la difficulté de beaucoup d’entrepreneurs. Les canaux d’acquisition client, ça marchait plus comme avant, la plus faite les binaire, les clients voulaient plus la même chose, tu vois. Et donc, c’est à ce moment là que les fondamentaux sont hyper importants et l’argent, c’est un, une base dans l’entreprise qu’on essaye de zapper. En fait, qu’on essaye de zapper par la vente, par le marketing, par les paillettes. Mais l’argent, c’est bien plus complexe que ça. C’est les finances et l’argent qui rentre et l’argent qui sort, qu’est ce qui reste, qu’est ce qu’il faut mettre de côté.

    Tu vois, et je pense que quand tout va bien, quand on se sent bien, quand on sent sur une montagne invincible, on n’y pense pas, on dit c’est bon. Mais si les fondations sont pourries, si les fondations sont pas saines, si on n’a pas accepté de travailler son rapport à l’argent, si on n’a pas accepté de regarder ces choses là, et ma, ça s’effronte très, très, très vite en période difficile. Et j’ai trouvé que le message qui a été pécé cette année, c’était pas le bon, c’était, au lieu de dire ça, les gens se sont raccrochés à avant oui, mais j’aimais bien, moi, quand il n’y avait pas. Il y a, j’aimais bien quand l’argent coulait à flots, j’aimais bien quand tout allait bien. Ce qu’on peut pas continuer à dire ce discours et à dire que c’est bon et qu’il faut faire beaucoup de chiffres d’affaires et qu’il faut parler de ça.

    Voilà, c’est pour éviter les conversations difficiles, quoi, c’est pour éviter de remettre en question ces certitudes. Et ça, c’est quelque chose qui était un peu bizarre. En 2023, j’ai trouvé une certaine partie de la population qui est restée entrée sur faites le million, faites les 100 000 euros de chiffre d’affaires, allez-y, pensez à rien, pensez pas aux autres et péguez vous quoi. Et puis une autre partie qui disait mais on est sûr que ça ne marche, cette histoire. Voilà donc, j’ai trouvé que tu sais un peu la prothéose, quoi, cette?

    0:12:09 – Ombeline
    année. Oui, oui. Et puis, c’est aussi, effectivement, comme tu dis, c’est remettre en question les certitudes ou ceux qui veulent encore s’accrocher à ces certitudes, alors qu’en fait, il y a beaucoup de choses qui s’écroule, il y a beaucoup de choses qui s’effondrent et, justement, on est pleinement amené à revenir à la foi, à la confiance, à l’humilité et aussi bien sur plan climatique que sur le plan économique, sur tous les plans ok, c’est hyper important, comme tu le dis.

    0:12:42 – Laure
    C’est à l’heure où je trouve que c’est un mot bien choisi si on n’est pas humble quand on est entrepreneur.

    0:12:49 – Ombeline
    Un petit soucis quand même oui, et, honnêtement, moi je trouve que cette année 2023 est extraordinaire parce que elle est arrivée beaucoup plus vite que ce qu’on pensait, et heureusement moi, je pense que c’est une opportunité.

    0:13:06 – Laure
    Je répète très souvent c’est une opportunité pour tous ceux qui sont près, justement, à remettre en question leur certitude et à revoir leurs fondamentaux, en fait, personnels et professionnels, finalement exactement, exactement.

    0:13:21 – Ombeline
    Et puis ça permet aussi de d’arrêter de séparer les ambitions financières ou professionnels à notre véritable nature et et revenir à une unité, en fait. Alors qu’est ce que ça crée comme opportunité pour toi, cette année 2023 et le cap des dix ans pour pour ton entreprise?

    0:13:50 – Laure
    cette année 2023, je crois qu’elle a écrit l’opportunité pour moi. Tout d’abord, mon entreprise. Je vais peut-être commencer que les gens comprennent un petit peu mon message que je porte depuis tellement d’années sur le fait que le chiffre d’affaires ne veut rien dire, que faire une course à l’argent, c’est pas ça qui va rapporter de la sérénité financière, ni de la recherche financière d’ailleurs. C’est vraiment se poser. Et donc, ce message là, il a été de plus en plus entendu en 2023 par les entrepreneurs, justement, qui ont eu des réalisations. Tu vois, donc, ça a été pour moi une opportunité de faire passer encore mieux le message autour de l’argent dans l’entrepreneurien, ce n’est qu’un outil au service de ce que toi, tu veux. Qu’est ce que tu veux? est ce que vraiment ça résonne pour toi? le mignon est ce que ça veut dire quelque chose, qu’est ce que ça représente et qu’est ce que ça implique comme sacrifice personnel aussi.

    Tu vois, ce message, je trouve qu’il a quand même eu beaucoup d’échos cette année pour les personnes un peu plus éclairées, mais il en a plein. Donc, c’est super pour moi. Personnellement, je crois que ça m’a permis de me reposer aussi, moi, sur mes fondamentaux. Tu vois, je suis faite à l’abri de me rester resté accrochée à mes certitudes. Je m’en suis rendu compte cette année. Moi aussi, j’ai dû remettre en question des certitudes et me dire mais moi, j’ai envie que ce soit plus simple. J’ai déménagé en suisse cette année avec deux ados. J’ai dû créer l’espace, j’ai dû revenir à mes priorités, me rappeler ce qui était important, pourquoi j’ai créé mon business c’est pas pour avoir ma chine, tu vois, pour avoir un taxe bon. Et au final, je me suis rendu compte que, malgré tout ce que je disais au quotidien, tout ce que j’essayais de faire au quotidien m’a quand même, ça avait un peu grossi, un peu trop grossi, et que ça me convenait plus complètement. Et j’ai voulu simplifier les choses, tu vois.

    0:15:50 – Ombeline
    Donc, je crois que ça a été une opportunité pour moi, et pour mon business aussi, de revenir au coeur de ce que je veux faire, oui, et ça, c’est vrai qu’on l’entend beaucoup dans le podcast vérité le revenir au fondamentaux, revenir au pourquoi, ouais, ou plutôt sur recestionner le pourquoi et et simplifier et se reposer les questions. Et ça, ça revient en fait, c’est si cliquant ouais, et il faut pas l’oublier, en fait, pas croire que c’est bon maintenant.

    0:16:22 – Laure
    Tu vois, c’est ça qui est important et on a le droit de changer notre pourquoi. Je sais, c’est un research que j’ai pas trop entendu sur internet, moi je crois pourquoi il a changé avec les phases de ma vie. Tu vois, et c’est ok. Quand j’étais toute jeune maman, c’était pas. J’ai pas le même pourquoi. Maintenant que je suis maman d’ado, tu vois, c’est ok. En fait, quand je te dis pourquoi, c’est plutôt mes priorités, j’ai le droit de changer mes priorités, j’ai le droit de changer mon parcours, je pense que c’est important de se donner ce droit là, tu vois tout à fait, tout à fait.

    0:16:55 – Ombeline
    Alors, le pourquoi, à tu sais, c’est moi, c’est un sujet qui me qui me fascine, c’est une de mes expertises et, en fait, le pourquoi, dans ma perception, c’est, c’est le fil rouge de notre parcours. Donc, en fait, il a toujours été là. C’est juste qu’avec l’extérience, il se précise, que tu le mets en conscience. Ouais, et en fait, le pourquoi révèle Un nouveau niveau de leadership, ce qu’on peut appeler un leadership spiritual ou un leadership de contribution, vraiment quelque chose qui va au-delà. Et alors, tu voulais qu’on parle des dissonances, justement autour de l’argent. Est-ce qu’il y a autre chose que tu aimerais ajouter là-dessus?

    0:17:41 – Laure
    Oui, je pense que c’est important de se rendre compte, dans l’idée, de ton pourquoi. Tu vois que ce pourquoi-là, tu peux décliner de plein de façons et de différences. Il y a ce fil rouge et la façon dont tu le déclines peut être différente en fonction du temps, mais, en tout cas, ça ne peut jamais être un pourquoi parce que je veux le million, parce que, tu vois, c’est ça qui est important, et c’est là où je te rejoins tout à fait. Tu as ton pourquoi, tu dois t’y accrocher. Mais si ce pourquoi-là est lié à un objectif d’argent que tu as entendu, qui te fait envie, parce qu’on t’a montré des belles images, parce qu’on t’a parlé avec des paillettes, ça ne marchera pas.

    Et la face cachée de ça, je pense que je suis assez privilégiée de la voir Parce que j’ai les chiffres de tous mes clients qui sont des entrepreneurs super avancés, qui fonctionnent très bien. La face cachée, c’est que ce million ne veut pas forcément dire que tu est serein de toi, entrepreneur financièrement, ou que tu es heureux, ou que tu peux faire tout ce que tu veux. Ça peut vouloir dire que tu travailles 90 heures par semaine sans te payer, en mangeant des pâtes justement. Mais cette dissonance-là, il faut faire attention, dans les coulisses de ce million, dans les coulisses de ce 100 000, 200 000, 300 000. Est-ce que ces coulisses te conviennent en fait? Est-ce que c’est ça que tu veux? Où est-ce que tu veux créer? Tu peux très bien avoir un million, mais en créant quelque chose qui te convient à 100 %, ça veut dire, peut-être, ne pas prendre les recettes toutes faites du maître. Tu vois? Donc, c’est cette dissonance dont je voulais parler.

    0:19:20 – Ombeline
    Oui, tout à fait. Et puis, ça montre évidemment l’aspect indispensable du développement personnel, de notre propre transformation, parce que ce ne sont que des paliers d’autorisation. Ateindre un niveau de chiffre d’affaires, ça n’est qu’une victime et effectivement, dans les coulisses, c’est bien différent. Alors, après, il y en a qui sont dans des millions et qui sont parfaitement alignés, etc.

    0:19:46 – Laure
    Ça existe aussi, c’est tout à fait possible Tu peux être à plusieurs centaines de milliers d’euros et tout à fait alignés et se rend, et c’est ce qu’on essaie de construire avec nos clients et les millions, parce qu’il y a ce que je veux dire, c’est que ça ne peut pas être une femme en soi. C’est tout ce qu’il y a derrière, en fait. Qui est une femme en soi, finalement? Exactement.

    0:20:08 – Ombeline
    Et alors, c’est vrai qu’il y a certaines personnes qui croient encore que le pourquoi peut être attendre un objectif financier. Mais bon voilà, on est d’accord pour dire que ça n’est pas sale. Pourquoi? Oui, on est d’accord, Ça me va, en tout cas, on est d’accord.

    Je vais maintenant sur ces notions d’autorisation. Est-ce que tu aimerais nous partager, peut-être, certains niveaux d’autorisation que tu t’es donné, ou certaines situations, certains déclics, parce qu’on parle souvent de cette notion de se donner la permission, de s’autoriser à passer au prochain niveau, mais concrètement, comment toi t’as vécu certains de ces paliers, ou celui auquel tu es aujourd’hui, par exemple? Qu’est-ce que tu aimerais nous partager de ça?

    0:20:57 – Laure
    Chaque panier a été un miroir, en fait, de mes propres limites, pour être complètement net, ma limite d’avoir des problèmes à lâcher le contrôle et lâcher le prise.

    Je me suis retrouvée faim. En ça un palier. Je ne pouvais plus continuer comme ça si je voulais arriver au palier supérieur, ma limite de me valoriser à ma juste valeur. Tous ces paliers-là, je crois que ça a été d’ailleurs ma première limite, ça a été ma capacité à sortir du syndrome de l’imposteur et accepter que ce que j’apporte, ça a de la valeur et que cette valeur nécessite un prix confortable à cette valeur. C’est très compliqué, au départ de ce monde soi-même, tu vois, de le répondre à sa juste valeur. Première limite je ne dis pas possible. Tu fais de la finance à une relation saine à mes éclageants, tu n’arrives pas à te faire payer à ta juste valeur. Tu vois, donc, il a fallu que je me donne la permission d’accepter cette limite et de la traverser en l’accueillant, en trouvant des techniques, en travaillant, en me faisant accompagner vers le chemin du développement personnel.

    Et puis, la deuxième limite, quand j’ai commencé à accepter ça, ça a été j’ai eu plein de clients, je ne pouvais plus tout faire toute seule. Donc, je fallait que j’accepte de lâcher prise. Tu vois, j’accepte aussi le lâcher prise à le dire, accepter que quelqu’un d’autre peut écrire une page de mon entreprise à mes côtés, que ce sera tout moi. Là aussi, j’ai dû accepter, affirmer que je ne peux plus tout faire toute seule. Alors ça, c’est un truc incroyable pour moi. Je croyais que je pouvais tout faire, tu vois, et il fallait que j’affirme que non, je ne peux pas faire toute seule.

    0:22:47 – Ombeline
    Et puis, effectivement, faire la place à l’autre dans l’entreprise, C’est pas facile tu vois, c’est pas, et donc, c’est aussi se détacher de son entreprise.

    0:22:56 – Laure
    Ça a été une autre difficulté pour moi affirmer que mon entreprise n’est pas le prolongement de moi-même. Sur le papier, je lui dis à tout le monde, à tous mes clients, mais quand, c’est ton entreprise, quand c’est trouvé, et c’est plus compliqué, voilà. Donc, il y a eu cette phase d’affirmation-là Ce n’est pas le prolongement de moi-même. Cette entreprise à vocation à vivre sans moi, à respirer sans moi, à grandir sans moi, et c’est moi qui la freine si je ne fais pas ça. C’est aussi affirmer face aux clients que j’ai des valeurs fortes. Ça, c’est très, très important chez nous, chez LM4 Training. C’est nos valeurs. Et donc, quelqu’un qui vient vers nous avec un mauvais message je veux payer moins d’un pot, est-ce que tu peux m’aider? Je veux me payer plus et payer moins les autres, je veux donner moins aux clients. Enfin, ça, c’est les messages un peu caricaturels, mais en fait, ils sont là c’est dire non, ce n’est pas pour nous.

    La finance n’est pas ça. Pour nous, la finance, c’est que ça doit servir à l’ensemble de la société, à l’entrepreneur, à l’équipe, à, aux clients Et même à la société en général. T’es censé contribuer. La finance, ça a des fortes valeurs de contribution si c’est bien utilisé. Donc, c’est accepté de dire non, je ne veux pas travailler avec toi. T’es un super entrepreneur, t’es très connu. Ou t’es une super entrepreneur, t’es très connu, c’est génial, mais malheureusement, tu ne rentres pas dans les critères de la communauté LM4 Training.

    0:24:22 – Ombeline
    Tu vois, et c’est donc déjà affirmé et déjà savoir dire non. Savoir dire non, c’est parti des autorisations. Oui exactement.

    0:24:31 – Laure
    Mais tu sais, c’est un vrai chemin. Là, je te dis ça comme ça, mais ce n’est pas comme ça. Je vais plus faire des jours en lendemain, là, se rendre compte quels sont nos valeurs profondes, avec lesquelles on ne peut pas compromettre. Tu vois, il n’y a pas de compromis possible. Et puis, à partir de ce moment-là, une fois qu’on les a identifiées, les a su nés, comme tu dis, savoir dire non. Tout ça, ça a été un chemin initiatique, en fait vraiment Un chemin de développement personnel. Je pense que l’entrepreneuriat, tout comme le fait de devenir maman, ça a été ma grande expérience de développement personnel, vraiment. Et donc, oui, dire non, je ne dis pas à quelqu’un qui disait non, ce n’était pas dans mon indien, vraiment, là, je dis non, je dis non aux clients, et même c’est quelque chose de difficile, mais c’est quelque chose qui fait que je peux accueillir plus de clients idéaux. Tu vois, faire, que la porte s’est ouvrir, une autre, en fait.

    0:25:31 – Ombeline
    Oui, et puis, toutes ces autorisations, c’est aussi en travail sur le détachement, la culpabilité.

    0:25:39 – Laure
    Oui, c’est la culpabilité, ça c’est dans notre ADN, enfin, dans le mien, je crois. La première chose, c’est j’aurais pu faire plus, j’aurais pu mieux, Et ça, c’est, comme tu dis, un vrai travail de détachement L’entreprise, ce n’est pas le prolongement de moi-même. Un vrai travail aussi de se dire que la culpabilité ne va pas aider mon entretien, tu vois, de toujours remettre ce qu’est-ce que de quoi mon entreprise a besoin. Elle n’a pas besoin de ma culpabilité Et elle n’a pas besoin que je dise oui à tout.

    0:26:09 – Ombeline
    Et mes clients n’ont plus. D’ailleurs, on n’a pas besoin de ma culpabilité.

    0:26:14 – Laure
    Ça ne va pas leur servir, ça me sert un peu à moi, en fait, tu vois, à rester dans mon petit fond de fond Et à éviter de me dépasser. Donc, non, ça ne marche pas.

    0:26:27 – Ombeline
    Alors, il y a plein d’idées qui me viennent évidemment de la conversation, si je suis en arborécence Pour ce que j’ sociedad par rapport à ces autorisations. en fait, je me demande, quand on est dans ce cap des 10 ans ou quel que soit le cap, que ce soit 2, 3, 5, 10, 20, je n’en sais rien mais comment tu sais que tu es un palier, en fait, Parce qu’avec l’expérience, vu que ce n’est pas le premier que tu vis, t’arrives à reconnaître les signes, quelque part, d’un prochain palier de croissance, aussi bien intérieur que financier, ou pas d’ailleurs. mais voilà Comment tu reconnais que t’arrives à un palier.

    0:27:16 – Laure
    Ok, des signaux forts internes et externes. Ça commence par les signaux internes qu’on ne écoute pas toujours. Ça commence à être un peu plus dur d’aller travailler le matin, on a un peu moins de joie de signer un nouveau client, ou on a des problèmes de communication avec l’équipe, ou avec le client, ou avec nous-mêmes. On essaye de se convaincre des fois de certaines choses, alors qu’avant c’était ça coulait tout seul. Tu vois, des signaux internes, je pense, forts, liés à la démotivation, problème de communication, ou nous-mêmes. C’est plus limpide et clair dans notre tête quelque part. Peut-être que si je reprendrais tes mots, c’est on perd notre pourquoi, on le perd momentanément de vue, ce fil rouge, et à l’intérieur, on le ressent en fait, qu’on perd de vue, parce que peut-être on dort moins bien Des signaux quelque part qui devraient nous faire réagir tout de suite. Mais par expérience, mais pour moi, mais aussi mes clients, on est un petit peu de côté, parce que c’est plus facile de les mettre de côté que de les regarder en face.

    Parce qu’on a peur aussi de perdre l’existence, et puis parce que quand on est entrepreneur, on est tous les jours en train de remettre en question, on est tous les jours en train de recréer des choses et des fois, on est fatigué. Tu vois ce qu’on se dit. Je vais y penser plus tard. Le problème, c’est que si on écoute pas ces signaux internes, arrivent les signaux externes. L’équipe n’est plus alignée, n’a plus envie d’apporter le maximum à cette entreprise, où les clients, peut-être, commencent à être moins idéaux.

    C’est moins les bons clients qu’on attire, où ils sont moins satisfaits. On ne donne plus mailleurs de nous-mêmes, l’équipe ne donne plus mailleurs, et ça, ça a des conséquences, du coup, sur l’entreprise et sur notre confiance en nous et sur, finalement, notre motivation à continuer ce chemin. Donc, je pense que c’est vraiment important d’écouter tous ces messages internes, mais pour moi, ils sont vraiment à deux niveaux d’abord à l’interne et après, si tu n’écoutes pas, quelque part, ça explose un peu de partout, toutes les dimensions de ton entreprise. Elles commencent à exploser petit à petit. C’est assez sournoi, mais ils sont partout. Je le vois dans les chiffres, oui, c’est ça.

    0:29:42 – Ombeline
    Et puis on finit par arriver à un impact financier, Et là l’entrepreneur revient.

    0:29:51 – Laure
    Voilà, ou pas d’ailleurs, mais en l’occurrence, à la fin, c’est là l’interse financier.

    0:30:02 – Ombeline
    Et donc là, toi, dans le process, sans partager ce que tu n’as pas envie de partager. Mais dans le process, tu as décelé les signaux intérieurs. Tu as eu les signaux intérieurs, Est-ce que tu as immédiatement réagi ou est-ce que tu as quand même attendu un petit peu pour être sûr que c’était un palier?

    0:30:19 – Laure
    J’ai attendu un petit peu, j’aimerais toujours apprendre de mes erreurs et faire beaucoup mieux la fois. J’ai attendu un petit peu, je suis sûrement attendue moins que le palier d’avant Et moins que le palier d’avant, tu vois, parce qu’on est venus, mais bien entendu qu’on n’est pas parfait Et que ce serait trop beau Et que, peut-être que j’ai attendu trop longtemps, mais j’ai réagi. Et tu vois, c’est ça où j’essaye de pas tomber dans la culpabilité et de me dire j’ai réagi, j’ai recentré Et je retrouve énormément de passion à faire ce que je fais. Tu vois, c’est ça qui est le plus important. Et je revois mon pourquoi. Il y a deux contributions, comme tu dis.

    Je vois donc, bien sûr, que j’ai laissé un peu traîner, peut-être parce que j’étais prise par clare, d’autres trucs, peut-être parce que je n’avais pas l’énergie, parce que j’étais ménagée aussi un peu tout en même temps, peu importe le pourquoi. C’est souvent tout en même temps d’ailleurs, et souvent tout en même temps, il faut faire le tri, mais le tout, c’est de réagir. En fait, même les entrepreneurs qui viennent me voir, qui me disent moi, c’est un impact financier, j’ai réagi trop tard, ils me disent non, le tout, c’est de réagir, c’est de le voir, parce qu’à partir du moment où t’en as conscience, que t’as été désaccès, tu vois où tu as un nouveau stade, et bien, tu peux passer au stade supérieur. Si t’en as pas conscience, tu restes coincé, tu restes à la porte, et j’ai des entrepreneurs qui restent à la porte, désagné, et ça, c’est fatiguant, et ça c’est épuisant.

    0:31:54 – Ombeline
    Et alors quand tu dis même si j’ai mis un peu temps, j’ai réagi. comment toi, tu réagi Comment moi, j’ai réagi concrètement, je suis déjà dans la réflexion, je suis quelqu’un plutôt cérébral.

    0:32:07 – Laure
    Donc, je commence à être dans la réflexion. Je suis pas quelqu’un qui va prendre directement des décisions. J’ai besoin de me connecter à mon intuition, j’ai besoin de regarder les choses en prenant du recul. Donc, prendre du recul pour moi, ça veut dire prendre un temps d’espace, un temps, tu vois, je me bloque, un temps où je ne travaille pas entre guillemets, donc je ne suis pas prise par le quotidien qui pourrait me polluer dans mes ressentis. Donc, ça, c’est une façon pour moi de prendre du recul. C’est aussi demander à des personnes qui me connaissent très, très bien comment elles me perçoivent aujourd’hui.

    Tu veux dire des proches ou des gens qui ont travaillé plusieurs fois avec toi ou ton équipe, des proches, mais aussi des partenaires business, pas forcément des clients, des gens qui, je pense à des entrepreneurs qui ont pris leurs boîtes en même temps que moi. Début, on se suit, on sait bien Business friends. Et donc, tu vois, c’est d’abord prendre le temps, moi, de sortir de toute cette charge mentale, de tous ces signaux du quotidien qui pourrait polluer ma vision. Une fois que je me suis reconnecté, moi, à mon intuition, c’est d’aller vers un signe extérieur, mais un signe extérieur en qui j’ai confiance, donc une personne qui, elle, va peut-être aussi me transmettre ce qu’elle, elle perçoit, et puis, après, je prends mes décisions, et après, c’est ma décision.

    Tu vois, donc, c’est comme ça que je fonctionne. Je crois que c’est très important de se rencontrer. Quand on est entrepreneur, quand on est maman, quand on est épouse, quand on est plein de amis, quand on est plein de trucs, on est pollué dans notre vision, dans nos ressentis même. Donc, il faut se sortir de ça pour se reconnecter à son ressent Et finalement, c’est tout déjà.

    0:34:06 – Ombeline
    Tu vois, Bien sûr, et puis ça c’est majeur. ce que tu dis là, ça paraît anodin, on sait déjà tout. mais en fait, c’est majeur parce que tu es en train de confirmer que, finalement, le chemin, c’est de révéler ce qu’il y a en soi, où il n’est pas de combler par l’extérieur.

    0:34:27 – Laure
    Exactement. Mais il y a des révélateurs. Tu vois, il faut révéler ce qu’il y a en soi Et tu peux le révéler par les éléments rationnels, les chiffres, par exemple. Moi, ça m’aide à révéler ce que je dis, ce que je le vois, que je vois sur blanc, je ne peux pas me voiler la face. C’est réaliste, le retour d’une personne qui a entièrement confiance, qui n’a aucun lien avec mon business, mais qui voit les choses de l’extérieur, ça m’aide aussi. Il y a des révélateurs, mais bien entendu que la réponse, elle est en toi. Mais il y a des révélateurs externes qui peuvent t’aider, mais la réponse, elle est en toi et il faut aller la chercher. Donc, se donner la permission d’aller la chercher, tu vois, si on continue dans notre parcours d’affirmation et de permission, c’est d’avoir foi que c’est en toi et de te donner la permission d’aller le chercher.

    0:35:18 – Ombeline
    Et puis que ces révélateurs ne sont pas une punition ni une récompense. C’est simplement une conséquence qui te permet de réajuster si nécessaire.

    0:35:29 – Laure
    Exactement, c’est pas un jugement, mais je dirais plus loin, c’est pas une punition, ni un jugement de ta valeur, pas du tout.

    0:35:38 – Ombeline
    Carrément, mais justement cette notion de jugement de ta valeur. tu vois, on avait parlé de cette notion de puissance et d’imposture et c’est vrai qu’il y a beaucoup dans l’épisode aussi, avec Chloe Paye, au début de cette saison 2, on parle de ça. Elle parle de ses oscillations entre puissance et impuissance. Tu me disais j’ai gagné un puissance en acceptant mes limites. Ça rejoint un petit peu ce qu’on est en train de dire. Et finalement, on était aussi d’accord pour dire que la différence entre une chaîne d’entreprise, peut-être à 50 000 euros de chiffre d’affaires, et celle qui atteint le million, c’est que celle qui atteint le million, elle s’est donnée elle-même la permission, elle prend sa place, elle définit sa propre liberté, sa façon de contribuer. Ce qu’on attendait finalement.

    0:36:48 – Laure
    Oui, je pense que c’est….

    Elle prend sa place et elle a l’humilité de voir ses limites.

    Tu vois, c’est important pour moi de rajouter ça, parce que, dans la notion de prendre sa place, il y a cette notion de puissance et c’est super. Mais moi, tu m’aurais dit ça au début, je me serais dit mais je sais pas si je veux prendre ma place. Tu vois, il y a une espèce de puissance qui peut te déstabiliser, alors qu’une femme puissante, pour moi, c’est une femme qui accepte ses limites et qui voit comment elle peut avancer sur ce chemin avec ses limites, en travaillant sur ses limites, en ayant l’humilité de voir que, peut-être, elle a besoin d’aide. Tu vois, prendre sa place, elle veut pas dire y aller sans avoir aucune aspérité. Quoi? On n’est pas lisse, on n’est pas personne. Mais lisse, personne n’est parfait, personne, c’est tout, surtout personne.

    Prendre sa place, c’est accepter que, en fait, sa place, c’est souvent être entouré des bonnes personnes. Sa place, c’est souvent accepter qu’il y a des choses qui doivent nous donner des signaux d’alerte et les écouter. Tu vois, prendre sa place. Donc, c’est là où je disais la puissance et l’impuissance, ça va ensemble pour moi, en tout cas, ça a été mon cas. Tu vois, quand je te disais tout à l’heure, chaque panier. Je me suis rendu compte d’une limite et j’ai dû la traverser, cette limite pour prendre encore plus ma place. Et des limites, je vais les voir encore. C’est pas fini, j’ai pas terminé, mais je crois que c’est nos aspérités, nos faiblesses qui font qu’on est une femme forte et puissance. C’est comme ça que je vais les chouer, moi tu vois, oui.

    0:38:45 – Ombeline
    Et puis, moi, je vois souvent ce symbole de rassembler des parties en nous, ce qui nous amène à notre intégrité, à notre complétude, à notre entièreté. Finalement, c’est ni aller d’un côté ni de l’autre, mais retrouver la neutralité quelque part, le revenir au point zéro, et donc, on n’est plus à enquête de quelque chose, ou en fuite, ou en rejet d’autre chose, mais on revient au point zéro. Et c’est là, je pense, où on se sent fortes, solides et puissantes. C’est terrible.

    0:39:17 – Laure
    Je pense qu’on est d’accord dans notre définition, à tout qui est. D’où la femme puissante, c’est une femme qui accepte d’être elle-même. En fait, pour moi, tu vois, complètement, c’est être, c’est être, et c’est pas facile. Quand tu disais, quand tu parlais tout à l’heure de mon parcours, j’ai tendance à retourner dans ce truc de bon élève, mais c’est pas le point. Donc, c’est pas là où je me sens le mieux, c’est pas là où je suis la meilleure, tu vois. Donc, c’est quand je dis ce que je pense, quand j’affirme mes valeurs, quand j’ai envie d’innover, que je suis la meilleure, quand je sors des sentiers de bâtu, donc, j’accepte d’être moi, c’est là où je me serai en puissante. Mais on a toute tendance, quand même, un peu, à toujours reglisser vers des schémas, et c’est un travail au quotidien, en fait, d’être soi.

    0:40:11 – Ombeline
    Oui. C’est du leadership. Et puis, c’est aussi la dualité, c’est à dire que que ce soit puissance en puissance, puissance en posture, en fait, c’est de réintégrer tout ça pour sortir de la dualité À raison J’aimerais aller sur cette notion de relation intime avec notre entreprise.

    Ça m’avait interpellé. Quand on s’était parlé la première fois, tu me disais que la femme entrepreneur avait une relation émotionnelle avec son entreprise. Tu nous as partagé aussi, toi, ton chemin d’accepter de ne pas prendre toute la place dans ton entreprise, d’accepter que d’autres personnes contribuent et fassent grandir cette entreprise Et, en même temps, c’est de quand même garder ce lien que ton entreprise te respecte, respecter besoins, tes valeurs.

    0:41:11 – Laure
    C’est pas facile de trouver cette justesse dans ce lien à l’entreprise en parallèle de sa vie, de sa croissance et de notre propre croissance, je pense même que c’est d’être plus difficile, mais là où je suis vraiment persuadée, c’est que c’est la clé, de trouver cette justesse, comme tu dis, c’est la clé. C’est vrai que j’ai la chance d’accompagner des entrepreneurs masculins, des dirigeants hommes et des dirigeants de femmes, et la grande différence que j’ai vu, c’est cette relation affective et émotionnelle que les femmes ont avec l’entreprise Et la difficulté pour elle de couper le cordon à un certain moment, ou même d’accepter qu’un client ne peut ne pas être content, qu’un client n’a pas signé, que quelqu’un dans l’équipe ne correspond pas à ce qu’elle voulait. C’est ça la remet peut-être trois pas en arrière. À chaque fois, chaque chose, elle le prend comme un échec personnel ou un jugement personnel. Tu vois chaque élément Et, en fait, c’est la vie de l’entrepreneur, c’est la vie d’une entreprise. On avance, on fait grandir son entreprise.

    Avec un client qui n’est pas satisfait, on fait mieux la prochaine fois. Du coup, on apprend, on apprend, on avance, pareil avec son équipe. Si on a des problèmes avec l’équipe, la prochaine fois, on fait mieux. On accueille mieux son collaborateur, on communique mieux avec lui Et je trouve que l’homme, il, a une meilleure capacité à dire ok, c’est bon, je ferai mieux la prochaine fois. Alors que la femme entrepreneur, et moi, j’en fais partie. C’est pour ça que je me permets de le dire, on a tendance à rentrer dans cette culpabilité. Tu vois ce cercle vicieux de la culpabilité, oui, mais en fait non, mais pourquoi? Et ça affecte notre sommeil, et ça affecte notre confiance, et on a du mal à passer le cap. Alors que ça devra juste une étape pour faire mieux, ça devient presque un retour en arrière. Donc, il y a cette relation-là que j’ai découverte. Il y a la relation difficile avec la prise de risque. Oui, tu sais investir.

    Investir, c’est prendre un risque c’est faire une dépense immédiate pour un retour sur investissement futur. Et finalement, je me suis vraiment rendu compte que les femmes ont plus de mal à prendre ce risque. Alors, pas toutes, je fais des généralités de toute façon, là, on est un peu là-dedans. Et alors que le risque, il n’y a pas. En 20 ans de finance, sur trois continents, j’ai pas vu une entreprise qui grandissait sans investissement, sans prise de risque. Ce n’est pas possible.

    C’est le fondamental de la croissance, prise de risque, tu vois, et même de la croissance intérieure. La croissance intérieure, c’est clair et net que c’est un obligation. Et donc, cette difficulté-là à prendre le risque, parce qu’elle pense d’abord à leur famille, à l’impact que ça pourrait avoir à leur situation, tu vois, à tout ce qui elle prend, elle prenne tout leur, tout leur environnement en compte quand elle prenne la décision. Et ça aussi, c’est cette relation qu’elle peut avoir avec, avec leur entreprise, avec elle-même, avec leur famille, qui rend peut-être le chemin un petit peu plus lent. Ceci étant dit, je crois que ce qui est très, très beau chez les femmes entrepreneurs, c’est leur forte envie de contribution avec leur entreprise, et cette envie de contribution rend l’aventure pérenne aussi, tu vois. Donc, c’est de relier tout ça qui va faire que ça sera une entreprise magnifique, pérenne, rentable, mais c’est cette dualité qu’il faut remettre ensemble, je pense.

    0:45:06 – Ombeline
    Oui. Et puis, l’importance de vraiment d’affiner ce que c’est cette contribution est d’oser l’élever au plus haut niveau, parce que, souvent, quand on creuse aussi, on se rend compte qu’il y a la notion de sacrifice pour contribuer, alors que le pourquoi de contribution, quand on creuse, on en vient souvent à des valeurs fortes comme l’amour, la paix, l’harmonie, ce genre de choses, et on se rend compte que là où ça bloque, c’est parce qu’on ne s’autorise pas ce pour quoi. Pour soi-même Exactement.

    0:45:47 – Laure
    Et sacrifice, c’est très juste. C’est vraiment ce qui représente beaucoup de femmes entrepreneurs qui fonctionnent très, très bien, mais elles vont se sacrifier pour leur entreprise, elles vont se sacrifier pour leur équipe, pour leur client, et ce n’est pas pérenne. Ce sacrifice ne peut pas être pérenne, tu vois, et je crois que c’est là où on a un vrai rôle à jouer, sur prendre notre place, comme tu dis être nous-mêmes, ne pas se sacrifier parce que, sinon, un cours à l’épuisement et au burn out, et ça, j’en suis persuadée, tu vois, ce n’est pas pérenne, cette façon de fonctionner.

    0:46:24 – Ombeline
    Bien sûr, bien sûr, et puis on passe du sacrifice à l’intégrité. Oui, ce que je remarque aussi beaucoup, c’est que, pour revenir sur la relation intime, la relation émotionnelle avec l’entreprise, pour les femmes nérigeantes, je ne sais pas si toi tu observes ça, mais moi je remarque que quand on aborde l’entreprise sous sa forme énergétique et qu’on fait comme un nettoyage énergétique et émotionnel de l’entreprise donc là je vais plutôt sur l’irrationnel ça permet à la femme entrepreneur de prendre beaucoup plus de recul et de comprendre qu’il y a plein de choses qu’elle porte mais qui ne lui appartiennent pas, Et donc, ça lui permet, tu vois, peut-être, de déculpabiliser et de déposer. Il y a comme un apaisement, en fait, et une ouverture du coup qui se crée.

    0:47:38 – Laure
    Oui, j’entends complètement ce que tu as dit. Alors, je pense qu’on n’utilise pas les mêmes outils, mais on a complètement la même démarche. C’est que, souvent, quand je présente les chiffres à mes clientes, on sort de l’émotionnel.

    Avec les chiffres, il n’y a pas d’émotion puisque ce n’est que des chiffres, puisqu’ils nous transmetent juste la réalité de ce qui s’est passé. Tu vois, et bien, elles arrivent à sortir du coup la cul de publicité, elles arrivent à sortir l’émotion en regardant les choses de manière complètement rationnelle, et ça fait un énorme poids enlevé sur les épouses. Donc, c’est vraiment contre-intuitif de se dédire que les chiffres peuvent nous déculpabiliser. Mais pourquoi ils nous déculpabilisent? Tout simplement parce que ce n’est pas lié à nos émotions, à tout ce qu’on y projette ou à tout ce notre culpabilité, entreprenariat, j’aurais dû faire ci, j’aurais dû faire ça. Non, regarde juste les choses comme elles sous, c’est tout. Donc, sauf que ce nettoyage, il faut en avoir envie. Tu vois, c’est ça où j’ai remarqué ce qu’il faut. Il faut se rendre compte que tu en as besoin, il faut en avoir envie, et ça déstabilise. C’est là où ce que j’ai remarqué, moi, chez mes clientes et même moi-même, ça peut être déstabilisant, tu vois.

    0:49:05 – Ombeline
    Oui, comme dans toute gestion du changement, il y a les étapes avant d’accepter le changement.

    0:49:12 – Laure
    Et le changement, c’est déstabilisant, oui, et on peut en avoir peur, et on peut faire un pain en avant, un pain en arrière. Tu vois, tout à fait.

    0:49:24 – Ombeline
    Alors, où est-ce qu’on en est dans notre conversation, ma chère Laure, L’aspect initiatique de l’entrepreneurial et dissonance, la permission, cette relation avec notre entreprise. Qu’est-ce qu’il y aurait d’autre à aborder dans notre conversation pour que ça te semble complet et que tu transmets le message que tu veux transmettre à nos auditeurs?

    0:49:48 – Laure
    Je pense que si je me revoigne à 9 ans, par exemple, au début de mon parcours entrepreneurial, j’aurais entendu des messages comme Il faut prendre ta place, il faut être toi-même à 100 %», accepter de dire non, c’est peut-être pas un message que j’aurais compris, oui, que j’aurais pas eu la maturité de le comprendre. Ou même, quand on est dans un moment d’aute ou difficile, des motivations, c’est pas des messages faciles, tu vois, et je crois que ce qui est important d’entendre, c’est que chacun doit avancer sur son chemin, et c’est ok. Chacun va à son rythme et c’est ok, et qu’en fait, on doit avoir confiance en soi-même. Pas la peine d’écouter quelqu’un et de se dire J’aimerais bien, à savoir mon, pourquoi prendre ma place? être puissant, on l’est déjà. C’est vraiment le premier message, quel que soit l’endroit où on est dans notre parcours. Si j’avais su que j’étais déjà puissante à 20 ans, ça aurait été cool. Si j’avais su à 25, à 30,.

    On l’est déjà, puisque c’est notre ADN, en fait, et j’aimerais juste faire passer ce message-là. En fait, vous l’êtes déjà. Quel que soit l’endroit où vous êtes sur votre chemin, il y a des femmes qui sont bien plus loin que moi. Il y a des femmes qui sont peut-être moins loin que moi, peu importe, mais elles sont au bon endroit. C’est le chemin. Il faut avancer Et on l’est déjà.

    Puissante à n’importe quel âge, à n’importe quelle situation, comme je te le partageais. Moi, j’ai déjà été mère au foyer quand, dans ma tête, je restais avec les enfants, et c’est ok. J’étais juste étudiante, et c’est ok. Et, en fait, je me rends compte aujourd’hui que j’étais déjà puissante, c’est ok. Tu vois, et j’ai vraiment envie que ces discussions, ça ne soit pas des discussions de culpabilisation, des discussions de je pourrais faire mieux, je pourrais faire différemment, je pourrais faire… Non, c’est ok. Tout ce chemin que j’ai pris, qui me paraît de sé long quand j’y étais dessus, quand j’y suis encore, des fois, ça me paraît long. Tu vois, pourquoi j’ai pris tellement de temps à faire cette thèse, pourquoi j’ai pris tellement de temps à bosser dans les grands noms de la finance, pourquoi j’ai pris tellement de temps, des fois, à passer des caps avec mon entreprise. En fait, c’était des étapes nécessaires qui m’ont permis de prendre le temps de grandir. Quoi? J’ai pas fini.

    0:52:22 – Ombeline
    Je sais pas si je suis claire, mais… Tout à fait, oui, c’est… Un message d’amour le casse, mais… Et c’est exactement là où j’allais, ce message d’amour qui, finalement, ce chemin entreprenariat, nous force à revenir à l’amour de soi, au respect de soi, parce qu’on se rend compte que ce soit l’argent, que ce soit nos clients, que ce soit notre entreprise, tout est le reflet de la façon qu’on a de se comporter avec soi-même. Oui, et puis, il y a quelque chose aussi d’important, c’est apprendre, comme tu l’as dit plusieurs fois, accepter nos limites et voir l’infini des possibles au milieu de ces limites, au milieu de ces contraintes. Oui, et cette année 2023, pour revenir un peu au début aussi, on s’est rendu compte qu’il y avait beaucoup d’illusions qui avaient été exprimées autour de la croissance, autour du million, autour du business, autour même de la spiritualité dans le business.

    Oui c’est vrai. Et de revenir à…. J’ai vraiment oublié ce que je voulais dire. Et de revenir à…. Non, j’ai oublié ce que je voulais dire, tant pis.

    0:53:50 – Laure
    À accepter ces propres limites.

    0:53:53 – Ombeline
    Oui, accepter ces propres limites. Tu vois que, finalement, il y a eu une infini des possibilités.

    0:53:58 – Laure
    Il y a dans des contraintes, oui, en fait, c’est là qu’elles sont les possibilités, c’est dans les contraintes. C’est comme ça que je vois les choses, moi, parce qu’en fait, si tu veux, quand tu partageais mon parcours, si j’avais pas eu ces ruptures de vie, ces contraintes, j’en serais peut-être pas là où j’en suis aujourd’hui. Chaque difficulté m’a fait avancer. Quand c’est facile, en fait, j’avance pas, tu vois, je ne me remets pas en question. Alors, c’est bien aussi un peu de facilité, parce que des fois, on est un peu fatigué, mais on ne se remet pas en question, on n’essaie pas d’innover, on n’essaie pas d’identifier ce qui ne va pas.

    Quand tout est facile et quand tout coule, c’est vraiment dans la difficulté, c’est vraiment dans la contrainte qu’on va trouver ces forces. Je suis quelqu’un qui adore innover, créer des modèles, mais si j’étais pas obligée, j’aurais pas fait. Si j’étais pas obligée de me démarquer, de me différencier des autres acteurs du marché, j’aurais pas cherché. Finalement, ce qui fait mon ADN, tu vois, c’est à chaque fois, c’est une contrainte à une opportunité, des milliers d’opportunités, et il suffit dans ces irrunes, et c’est ok, c’est pas la fin si on a la saisie qu’une.

    0:55:14 – Ombeline
    Tu vois, j’ai changé de parcours, j’ai changé de direction à chaque étape, et peut-être que je vais changer encore, mais c’est ok, et peu à peu, tu reviens vraiment au cœur, au centre, tu sais, il y a cette figure en géométricier, accré du point, parce que c’est la concentration extrême qui permet l’expansion, comme la respiration en fait, j’aime bien ce mouvement et donc de revenir le plus contrainte possible, le plus centré possible, le plus concentré possible. Ça nous permet de repartir dans l’expansion.

    0:55:57 – Laure
    Oui, Et c’est vraiment ça. Tu vois, je pense, on peut tout avoir.

    0:56:03 – Ombeline
    Oui, c’est ce que tu disais une femme peut tout avoir.

    0:56:06 – Laure
    Mais est-ce qu’elle peut tout avoir en même temps? Je sais pas. Est-ce qu’elle a le droit de se donner la permission d’être à 100% mère, ensuite, d’être à 100% entrepreneur, d’être à 100%, si c’est ok? en fait, tu vois, parce que chaque étape la mène à ton point là, ton centre, en tout cas, c’est comme ça que je ressens. C’est un peu, et des fois on est perdu. On se dit mais pourquoi J’ai fait ce détour, pourquoi j’ai fait ça? On s’en veut. Donc, on a tendance à retourner dans la culpabilité. J’aurais pas dû faire ce choix. Et là, je suis devenue très, très. J’accepte que mon chemin, il n’est pas droit, il n’est pas. Donc, je suis peut-être, j’arriverai peut-être moins vite à ma destination, mais j’arriverai plus que d’autres.

    0:56:59 – Ombeline
    Oui. Et puis, je pense que t’es passé justement, de tout avoir à tout être, oui. Et ça, pour moi, il n’y a qu’un chemin possible, c’est l’amour. Oui, tu reviens à l’amour toujours. Et l’amour de soi, l’amour de soi, oui. Et puis aussi de voir que c’est non néociable, que, de toute façon, c’est une certitude, que l’amour est là. Parfois, il faut le retrouver, mais l’amour est toujours là. Et c’est difficile, c’est difficile, c’est le plus difficile, c’est difficile.

    0:57:41 – Laure
    Je regarde mes notes voir si Je crois que c’est important que toutes les personnes qui nous écoutent, hommes et femmes, seront de compte que c’est difficile en fait pour tout le monde. Quand on parlait de la dissonance avec l’argent dans l’entrepreneuriat, il y a aussi la dissonance avec la spiritualité dans l’entrepreneuriat, le développement personnel. Je trouve que les messages qui sont donnés sur Internet, c’est moi. Je suis passée, je suis mal ansagée, je suis leader maintenant, c’est bon, j’ai l’amour de moi. On passe d’un point à l’autre en claquant des doigts. Je crois que c’est important quand même de dire à tout le monde que non, c’est pas du tout en claquant des doigts. Et puis, en plus, nos certitudes sont remises en cause régulièrement et on doit au travailler dessus. Donc, le développement personnel est devenu tellement démocratique et banalisé que presque ça en devient facile. Mais c’est un vrai travail.

    0:58:42 – Ombeline
    Et puis, cet effondrement, cet écroulement des certitudes est fondamental aussi parce que ça permet de réajuster l’ego Dès qu’on atteint un certain palier par des critères extérieurs, par des révélateurs extérieurs, comme on disait tout à l’heure. C’est tout de suite important aussi d’apprendre à s’en détacher, parce que le jour où ces révélateurs n’existent plus, on continue d’être Et ils vont plus exister un jour, et ils vont forcément plus exister un jour. Enfin, on en a eu dans le podcast des personnes qui ont témoigné de cette perte de sens, cette perte d’identité. Après un succès entrepreneurial, après une réussite financière, il y a toujours un prochain down, genre un prochain down.

    0:59:29 – Laure
    Et même après une carrière, un carrière, bien sûr, il y a toujours un, et l’accueillir c’est pas facile.

    0:59:41 – Ombeline
    Et donc, je trouve que, vraiment, le fil rouge aussi de cette conversation, c’est que tout est à propos de ce qui est là en soi, de ce qui a toujours été là en soi, et ce chemin d’éveil de conscience pour révéler toutes ces parties de soi. Oui, merci beaucoup, lord, pour ta vérité et ton authenticité dans cette conversation. Quelques questions pour terminer Qui tu aimerais entendre dans le podcast?

    1:00:21 – Laure
    Et j’aimerais entendre notre podcast. Emmanuel Turquet, le chatting de mes clients, est aussi une fameuse entrepreneur généreuse, authentique, qui reste sur son fil rouge et qui, comme une auto-taute, avance comme elle peut avec une milité. C’est la fondatrice de cuisine thérapie, ou que tout le monde voit les dessous de l’entrepreneuriat. Je pense que c’est important.

    1:00:56 – Ombeline
    Oui. Et puis, avec grand plaisir de la recevoir dans le podcast. Et puis, quelles sont toi? Tu nous en as déjà partagées un peu, mais quelles sont, toi, tes priorités pour les mois à venir? qu’on puisse les soutenir.

    1:01:13 – Laure
    C’est de continuer à servir mes clients Et mes clients. En fait, si tu veux, cette année 2023 m’a vraiment appris à me recentrer. Mon envie de contribution, c’est ça. Mon envie d’éducation financière, c’est ça, et je l’ai toujours fait avec mon entreprise. Mais je pense que c’est important. J’ai envie d’aller encore à plus grande échelle.

    La contribution, c’est éducation financière pour tous, au niveau de l’entreprise bien sûr. Pourquoi? Parce que c’est un merveilleux outil pour avoir ce que tu veux dans la vie. C’est juste un outil. Ce n’est pas une train en soi, mais c’est un outil qu’on ne peut pas zapper. Et je pense que je suis vraiment très au clair sur le fait que je suis sur le chemin de la contribution. Et c’est encore quelque chose que j’ai envie de donner avec mes clients, mais aussi au sein d’institution avec lesquels je travaille. Chaque opportunité, si vous avez vos imaginaires, si vous m’écoutez et que vous dites tiens, elle pourrait servir dans cet esprit d’éducation financière et de contribution. Je suis ouverte, c’est vraiment ça. J’ai envie là, j’ai une entreprise qui roule, qui fonctionne, j’ai des superbes clients. J’ai envie aujourd’hui de mourir à toutes les opportunités où ma voix pourrait porter plus loin pour l’éducation financière de tous les entrepreneurs.

    1:02:47 – Ombeline
    Et en quoi c’est si important pour toi, cette éducation financière.

    1:02:53 – Laure
    Pour donner une chance à leur vision, à leur fil rouge conducteur, comme tu dis. tu vois, tout le monde n’est pas obligé d’être entrepreneur. Moi, je ne suis pas de celle qui pense que c’est la solution pour tous, mais une fois que c’est un choix que tu as fait réaliser ta vision, construire ta vision au quotidien, construire ton pourquoi, comme toi tu l’appelles, passe obligatoirement parce qu’on est dans une réalité business. Il passe obligatoirement par le fait de se payer correctement, de payer les autres correctement, de payer tout le monde, de contribuer à la société, d’avoir des fondamentaux clairs et ce qu’on appelle chez nous le business model d’affirmation, où tu te mets au centre de toutes les dimensions de ton business. Ça passe par là Et c’est pour ça que c’est important pour moi, parce que si tu ne passes pas par cette étape-là, si tu es que focalisé sur donner le maximum à tes clients, mais tout bris de te réunir et toi, par exemple, ou qu’en fait, il faut payer tes factures correctement, ça va s’arrêter, tu vas t’épuiser. Si tu es tout le temps dans le sacrifice, parce que tu as créé un modèle économique qui n’est pas centré autour de tes priorités et tes besoins, ça va s’arrêter.

    Donc, pourquoi c’est important pour moi? parce que je vois ça vraiment comme un outil incontournable pour construire ta vision et ton pourquoi. Pour tous les entrepreneurs en fait, quelle que soit leur vision et quelle que soit leur pourquoi, c’est valide. Tu peux vouloir 100 000, tu peux vouloir 1 million, tu peux avoir 10 millions, peu importe en fait. Ce qui est important, c’est de garder le cap de ton pourquoi. et pour garder le cap de ton pourquoi, la finance est un outil incontournable et la stratégie aussi, toi. c’est comme si tu me disais j’ai envie de créer une boîte, mais j’ai pas envie de vendre. Tout le monde est d’accord que ce n’est pas possible. C’est exactement pareil pour l’outil financier et l’outil stratégique. Est-ce que ce serait?

    1:04:48 – Ombeline
    finalement, l’éducation financière, pour être pleinement libre de contribuer. Oui, pour être pleinement libre de contribuer, ça veut dire quoi?

    1:05:03 – Laure
    Être pleinement libre de contribuer. Ça veut dire avoir la stabilité financière soi-même, les ressources financières, soi-même les ressources physiques, pour être libre de contribuer pour atteindre le plus grand nombre de personnes possibles. Ça peut vouloir dire aider, contribuer, c’est vraiment. Ça va très, très loin. Mais la définition à aller te donner les moyens de contribuer, ça veut dire que toi-même tu es bien, ton équipe est bien, tes clients sont bien. Ça passe par l’étape de sérénité financière et ça passe par l’étape de se sentir bien où on est et d’être soin. Donc, l’amour, l’amour financier, c’est aussi un amour, tu vois. Mais l’amour financier, pourquoi? pour avoir un chiffre de 1 million quelque part, unier, où l’amour financier pour toi te payait ce qui est important pour que ton équipe puisse te payer ce qui est important, pour que tes clients en aient bien résultat Tu vois la différence, elle est assez importante, en fait.

    1:06:10 – Ombeline
    Tout à fait, tout à fait. Moi, j’aime beaucoup cette notion de liberté de contribution parce que, comme on l’a évoqué, la première motivation à entreprendre des femmes, c’est la liberté, la liberté de gérer son temps, la liberté d’exploiter son potentiel, la liberté de gagner de l’argent comme elles le décident, selon leurs règles. Mais on remarque bien à quel point, en fait, elles s’autorisent pas du tout à être vraiment libre et qu’elles s’enferment dans leur entreprise. Donc, je trouve que cette question que tu viens déposer est fondamentale. de ce serait quoi? Ce serait quoi cette liberté de contribuer, ce serait quoi devenir cette femme pleinement libre de contribuer?

    1:07:04 – Laure
    Répondre à cette question, c’est déjà avancé sur le chemin. Vraiment, il y a près. Il suffit de mettre en place et tout est possible. On ne crée pas, on ne réplique pas les choses de quelqu’un d’autre. On crée quelque chose qui nous correspond à 100% et qui répond à cette liberté de contribuer ou à cette liberté tout court. Mais c’est vrai que les femmes entreprennent pour être libres mais aussi pour contribuer. Tu vois, il y a les deux pour offrir leur don, leur expertise. C’est vraiment souvent ça que j’entends J’adore ce que je fais, j’ai envie. C’est super. Est-ce que ça t’apporte à toi aussi? Oui, tu réponds à cette question, mais qu’est-ce que tu veux que ça t’apporte à toi une fois que tu réponds à cette question? Je pense que tu as déjà beaucoup, beaucoup de réponses.

    1:07:58 – Ombeline
    Oui, parce qu’il y a la face cachée un peu. De la liberté, c’est justement de rester enfermé dans sa bulle, finalement, alors que non, être pleinement libre, c’est décider de la place qu’on veut prendre, c’est d’assumer pleinement qui on est. Enfin, voilà, c’est la liberté, être libre.

    1:08:21 – Laure
    Il y a aussi la difficulté de presque recréer des choses qu’on connaît, mais qui ne correspondent pas. Tu vois, ça aussi, c’est important. L’être libre, c’est être tout à fait soi et ne pas se laisser emporter par des modèles, ce n’est pas se laisser emporter par nos anciens schémas, parce que c’est tellement plus facile, c’est tellement plus facile de se laisser emporter parce qu’on connaît, au lieu d’aller vers ce qu’on veut vraiment.

    1:08:57 – Ombeline
    Oui, mais la liberté, c’est finalement qu’est-ce que je veux, qu’est-ce que c’est vraiment être libre? Et c’est enfin moi, je trouve que c’est ce qu’il y a de plus fascinant sur le chemin de la vie et sur le chemin de l’entreprenariat, c’est d’abord la liberté de se pouvoir se poser ces questions-là. Oui, et la force. Merci beaucoup, laure, merci pour cette richesse que tu apportes dans le podcast.

    1:09:28 – Laure
    Merci à toi.

    1:09:30 – Ombeline
    Pour terminer, j’aimerais savoir avec quoi, toi, tu repars de cette conversation.

    1:09:37 – Laure
    J’aurais beaucoup de gratitudes sur ce que toi, tu ressens de ta perspective. Tu vois, je pense que ce que j’ai dit tout à l’heure, c’est vrai On a les mêmes visions, avec des outils et des backgrounds totalement différents, et c’est ok en fait, et les deux sont importants pour les autres. L’aspect spirituel leadership, développement est hyper important. L’aspect très concret, business, est important aussi. Les deux font que je pense qu’on a toutes les deux en vignes d’amener les entrepreneurs au même endroit, vers leur liberté, vers leur définition de la liberté, vers s’aimer soi-même. Et on essaye aussi au quotidien, toutes les deux, je pense, si on est complètement honnête, d’aller vers ce chemin-là, de montrer la voie. On a des limites parce qu’on peut, on le prébuche, mais j’ai beaucoup de gratitude de me rendre compte qu’on peut, avec des apports, des visions, des façons d’aborder les choses totalement différentes, avoir le même objectif Et je fais une degratitude pour ça.

    1:10:49 – Ombeline
    Merci, et pour moi, le chemin de l’entrepreneuriat, c’est vraiment la meilleure façon de réunir le spirituel et le matériel. Et c’est peut-être là vraiment l’initiation la plus profonde.

    1:11:03 – Laure
    En tout cas, c’est une clé pour l’entrepreneur.

    1:11:10 – Ombeline
    Merci Laure, Merci Mélaine. Dans la description de cet épisode, on peut évidemment retrouver toutes les façons de prendre contact avec toi, Et puis on mettra aussi évidemment le site de l’entreprise. J’espère qu’on aura plein d’autres opportunités de continuer ces conversations ensemble. À bientôt.

    Derniers Articles sur le Blog

      Permission de réussir : comment remettre sens et amour dans votre réussite entrepreneuriale ?

      Permission de réussir : comment remettre sens et amour dans votre réussite entrepreneuriale ?

      Cette série du podcast Vérité se veut un espace de réflexion et d’ouverture pour les femmes entrepreneures sur la manière d’harmoniser succès, valeurs profondes et bien-être, dépassant ainsi les obstacles pour accéder à une véritable liberté.

      🎙Derniers Episodes recommandés :  

        #13 – 04/05/2023
        « Comment gérer une entreprise selon les lois du vivant ? »
        Fabien Malgrand et Raphaël Bitschy – UNISUN

        #08 – 30/03/2023
        « Elever les consciences par le vêtement »
        Benoit Wojtenka – BONNE GUEULE

        #03 – 23/02/2023
        « Passion, chevaux et entrepreneuriat – une odyssée vers la véritable liberté« 
        Gwenaëlle Gonzalez – NUOO & LUSITANO SELECTION